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Éditeurs SaaS, consolidez vos fondations pour l’avenir!

Avis d’expert

Guillaume Charpiat – BU SAAS chez Oxalide

Les premiers mois d’une jeune entreprise lancée sur le marché du logiciel en ligne sont entièrement consacrés au développement et à la commercialisation de la solution. Au point d’en perdre de vue certains fondamentaux essentiels à la stabilité et à la performance du service. L’infrastructure en particulier doit rapidement gagner en professionnalisation pour devancer le risque d’une dette technique. Trop importante, elle peut entraîner à terme un handicap majeur au développement.

Pour pérenniser une offre SaaS prometteuse, il faut s’industrialiser rapidement

Jeunes pousses, Start Ups, jeunes entreprises innovantes, peu importe le nom, ce qui les réunit est autant un état d’esprit que la culture du risque. Petite structure articulée autour d’un ou plusieurs fondateur(s) et d’une équipe réduite, la startup se lance dans l’aventure entrepreneuriale avec une intuition. Certaines seront à l’origine de ruptures étourdissantes et d’une transformation essentielle des usages.
Parmi ces entreprises innovantes, les sociétés éditrices de logiciels en SaaS. Elles ont accompagné et forgé la révolution du web. Elles sont aujourd’hui un enjeu majeur et un atout de poids dans l’économie mondiale. Leur réussite dépend d’un nombre illimité d’aspects, tous transverses. Bonne entente, disponibilité des capitaux, organisation et process, positionnement du service et des produits… et performance. En grandissant, les fondations techniques sur lesquelles la Start Up s’est construite ne sont plus adaptées. Vient le moment où il faut changer ses méthodes pour poursuivre l’aventure.

L’itération permanente, source d’innovation … et de dette technique

Une Start Up se focalise principalement sur un unique objectif : développer son produit et le commercialiser avec succès. Le cycle de vie d’un projet d’édition logicielle poursuit un schéma classique : réalisation d’un Proof of Concept, signature d’un premier client, première levée de fonds et course à la rentabilité avant que les subsides n’aient fondu.

Pendant cette période, les acteurs se placent dans une logique d’itération permanente. De nombreuses et nouvelles versions sont lancées très rapidement. La direction peut opter pour une redéfinition majeure du produit pour répondre à des attentes jusqu’ici non identifiées. Il n’est pas rare non plus de voir des Start Ups se repositionner sur un autre secteur.

C’est une course folle qui ne laisse de place qu’au développement de la solution et à sa commercialisation. Les jeunes éditeurs de logiciel regardent de très loin toutes les questions d’apparence subsidiaire, et en particulier, l’infrastructure. Avec un sous-investissement (assumé !) pour des ressources constituant pourtant le socle sur lequel repose la solution, les Start Ups produisent une dette technique qui va contribuer à leur déséquilibre.

L’accélération commerciale exige de la stabilité : anticipez sur l’architecture

Pour nombre de Start Ups dont l’offre est disruptive, la croissance peut être fulgurante. L’accélération commerciale conduit les entreprises à faire face à des enjeux de qualité et de disponibilité de services grandissants.
Rapidement, les hypothèses d’architecture logicielle et d’infrastructure qui supportaient aisément une dizaine de clients ne suffisent plus. L’entreprise doit répondre d’indisponibilités de services plus nombreuses et plus difficiles à corriger. Les automatismes de rétablissement sont inexistants et entraînent des délais moins bien tolérés. Les commerciaux en clientèle se plaignent de ralentissements les pénalisant dans leur démarche.
Pour un éditeur de logiciel en SaaS, la dette technique est un plafond de verre que les Start Ups doivent anticiper pour mieux le briser. D’une part, il ne faut pas attendre que le code et l’infrastructure s’étouffent pour réagir. D’autre part, il faut endosser une culture et un état d’esprit particulier : celui de l’exploitation du service final. Or, ça ne s’improvise pas.

Savoir transformer son exploitation de service, au bon moment

Particulièrement, les éditeurs de logiciels SaaS auront à garantir une haute disponibilité de service, une chaîne d’intervention efficace, l’intégrité et la sécurité des données traitées, des politiques de sauvegarde conformes et des livraisons de services fiables.

Pour pallier l’instabilité consécutive à l’accumulation de la dette, une méthode répandue consiste à se lancer dans la surenchère de machines. Mais des serveurs toujours plus puissants ne résoudront jamais les problèmes causés par un code peu optimisé ou un défaut d’organisation. La stabilité de l’exploitation suppose d’adjoindre à la culture agile d’une Start Up la rigueur des méthodes et des process ITIL, des dispositifs techniques et des ingénieurs DevOps.

Ces étapes indispensables peuvent (et devraient !) intervenir très tôt. C’est notamment le cas quand l’applicatif cible l’entreprise, le professionnel. Avec des DSI très à cheval sur les questions de sécurité de la donnée (à raison), l’infrastructure exploitée peut peser lourd dans la balance lors de la décision d’abonnement.
Un autre bon moment pour songer à professionnaliser l’exploitation est cet instant de flottement où de nouveaux contrats sont signés sans que l’entreprise ne soit certaine de pouvoir en assumer pleinement la charge. Le risque est ici à son plus haut niveau. C’est bien là qu’il faut réagir.

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